Blog Le CIO sanctionne quatre athlètes russes pour des contrôles antidopage positifs aux jeux de Pékin et Londres
Le CIO sanctionne quatre athlètes russes pour des contrôles antidopage positifs aux jeux de Pékin et Londres
Le CIO a sanctionné quatre athlètes russes pour des contrôles antidopage positifs révélés par la réanalyse d'échantillons des Jeux Olympiques de Pékin 2008 et de Londres 2012. Tous ont été contrôlés positifs à la déhydrochlorméthyl testostérone (turinabol), entraînant leur disqualification et le retrait de leurs médailles. Ces sanctions illustrent l'importance des procédures antidopage et les conséquences sur les palmarès.
Dopage aux Jeux Olympiques : Le CIO Prononce Quatre Sanctions après Réanalyse des Échantillons de Pékin et Londres
Le CIO a annoncé avoir sanctionné 4 athlètes russes et les avoir disqualifiés des Jeux Olympiques de Pékin 2008 et de Londres 2012 à la suite de contrôles antidopage positifs.
L’essentiel à retenir :
Réanalyse d'échantillons : Le CIO conserve les échantillons biologiques plusieurs années et peut procéder à leur réanalyse avec de nouvelles techniques de détection, indépendamment du délai écoulé depuis les Jeux.
Substance détectée : Les quatre athlètes russes ont tous été contrôlés positifs à la déhydrochlorméthyl testostérone (turinabol), un stéroïde anabolisant figurant sur la liste des substances interdites.
Conséquences immédiates : La disqualification entraîne le retrait des médailles, diplômes et insignes obtenus, avec obligation de restitution au CIO.
Sanctions collectives : La violation antidopage d'un membre d'un relais peut provoquer la disqualification et la dépossession collective de toute l'équipe, comme dans le cas du relais 4×400m russe.
Procédure de la Commission disciplinaire : Le CIO statue par l'intermédiaire de sa Commission disciplinaire, dont les décisions peuvent faire l'objet d'un recours devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Maria Abakumova contrôlée positive à la contrôle antidopage
La lanceuse de javelot s’était classée deuxième à Pékin. La réanalyse de ses échantillons prélevés lors des Jeux de 2008 a révélé la présence d’une substance interdite, la déhydrochlorméthyl testostérone (turinabol).
Aussi, la commission disciplinaire a :
reconnue que l'athlète russes avait "commis une infraction aux règles antidopage en vertu des règles applicables aux Jeux de la XXIXe Olympiade en 2008 à Beijing" ;
disqualifiée l'athlète de l’épreuve à laquelle elle participait et "dans laquelle elle s’était classée deuxième et avait remporté la médaille d’argent" ;
retiré "la médaille d’argent, le diplôme et l’insigne de médailléeobtenus dans l’épreuve du lancer du javelot et il lui est ordonné de les rendre".
Inga Abitova contrôlée positive à la contrôle antidopage
La réanalyse des échantillons de l'athlète du 10 000m, dans laquelle elle s’était classée sixième lors des Jeux Olympiques de Pékin 2008, a révélé la présence d’une substance interdite, la déhydrochlorméthyl testostérone (turinabol).
Aussi, la commission disciplinaire a :
reconnue que l'athlète russes avait "commis une infraction aux règles antidopage en vertu des règles applicables aux Jeux de la XXIXe Olympiade en 2008 à Beijing" ;
disqualifiée l'athlète de l’épreuve à laquelle elle participait ;
retiré "le diplôme obtenu (…) et il lui est ordonné de le rendre".
Denis Alexeev contrôlé positive à la contrôle antidopage
Le coureur du 400m, dans laquelle il s’était classé 23e, a été disqualifié des Jeux Olympiques de Pékin 2008. La réanalyse des échantillons prélevés lors des Jeux a révélé la présence d’une substance interdite, la déhydrochlorméthyltestostérone (turinabol).
Aussi, la commission disciplinaire a :
reconnue que l'athlète russes avait "commis une infraction aux règles antidopage en vertu des règles applicables aux Jeux de la XXIXe Olympiade en 2008 à Beijing" ;
disqualifiée l'athlète de toutes les épreuves auxquelles il participait "à savoir l’épreuve du 400m dans laquelle il s’était classé 23e et le relais 4x400m hommes dans lequel l’équipe de relais russe s’était classée 3e et avait remporté la médaille de bronze" ;
retiré "la médaille de bronze, le diplôme et l’insigne de médailléobtenus dans le relais 4x400m hommes, et il lui est ordonné de les rendre".
Par ailleurs l’équipe de relais de la Fédération de Russie est disqualifiée des épreuves auxquelles l’athlète participait à l’occasion des Jeux Olympiques 2008, notamment le relais 4x400m dans laquelle l’équipe russe s’était classée 3e et avait remporté la médaille de bronze.
Ekaterina Gnidenko contrôlé positive à la contrôle antidopage
La cycliste russe, qui s’était classée huitième du keirin et avait reçu un diplôme, a été disqualifiée des Jeux Olympiques de Londres. La réanalyse des échantillons prélevés lors des Jeux a révélé la présence d’une substance interdite, ladéhydrochlorméthyltestostérone (turinabol).
Aussi, la commission disciplinaire a :
reconnue que l'athlète russes avait "commis une infraction aux règles antidopage en vertu des règles applicables aux Jeux de la XXXe Olympiade en 2012 à Londres" ;
disqualifiée l'athlète des épreuves auxquelles elle participait ;
retiré "le diplôme obtenu (…) et il lui est ordonné de le rendre".
En conclusion
Ces quatre cas illustrent la portée à long terme des procédures antidopage aux Jeux Olympiques : la réanalyse d'échantillons peut intervenir des années après les compétitions, avec des conséquences immédiates sur les palmarès et les distinctions obtenues. Pour tout sportif convoqué dans le cadre d'une procédure antidopage — qu'il s'agisse d'un contrôle récent ou d'une réanalyse d'anciens échantillons — l'assistance d'un avocat maîtrisant ces procédures est déterminante.
Qu'est-ce que la réanalyse d'échantillons antidopage aux Jeux Olympiques ?
La réanalyse est une procédure par laquelle le CIO soumet à nouveau des échantillons biologiques prélevés lors des Jeux à des analyses en laboratoire, en utilisant des techniques de détection plus récentes ou perfectionnées. Elle peut intervenir plusieurs années après les Jeux concernés, sans limitation stricte de délai dans certains règlements, ce qui rend potentiellement vulnérables des athlètes ayant participé à des éditions lointaines.
Quelles sont les conséquences d'un contrôle antidopage positif aux Jeux Olympiques ?
Un résultat positif confirmé entraîne la disqualification de l'athlète des épreuves auxquelles il a participé, le retrait de toute médaille, diplôme ou distinction obtenus, et l'obligation de les restituer au CIO. Les conséquences peuvent également s'étendre à l'équipe nationale dans les épreuves de relais ou collectives, si l'athlète concerné y a participé.
Qu'est-ce que le turinabol et pourquoi est-il interdit dans le sport ?
La déhydrochlorméthyl testostérone, connue sous le nom de turinabol, est un stéroïde anabolisant androgène qui favorise la croissance musculaire et améliore les performances physiques. Elle est inscrite sur la liste des substances interdites de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) en raison de ses effets de dopage et de ses risques pour la santé. Sa présence dans un échantillon constitue une violation des règles antidopage, quelle que soit la quantité détectée.
Peut-on contester une sanction antidopage prononcée par le CIO ?
Oui. Les décisions de la Commission disciplinaire du CIO peuvent faire l'objet d'un recours devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), dont le siège est à Lausanne. Le TAS constitue l'instance d'appel de référence pour les litiges sportifs internationaux, y compris les affaires de dopage. Les délais et conditions de recours sont définis par le Règlement de médiation et d'arbitrage du TAS et les règles de procédure applicables.
Un athlète dont l'échantillon est réanalysé des années après les Jeux bénéficie-t-il de garanties procédurales ?
Toute procédure antidopage, y compris sur réanalyse d'anciens échantillons, est soumise au respect des droits de la défense : notification formelle, droit de réponse, accès aux pièces et possibilité de recours. L'athlète peut notamment contester la fiabilité de la procédure d'analyse, la chaîne de conservation des échantillons (chaîne de traçabilité) ou l'interprétation des résultats analytiques.
Le Cabinet Bertrand est-il compétent pour intervenir en matière de défense antidopage ?
Oui. Depuis 1973, le Cabinet Bertrand défend les sportifs, entraîneurs et membres du staff dans toutes les procédures antidopage, qu'elles soient diligentées par l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), l'Agence Mondiale Antidopage (AMA), fédérations internationales, ou encore le Comité International Olympique (CIO). Le Cabinet intervient à toutes les étapes : contestation de la procédure de contrôle, défense devant les commissions disciplinaires, et recours devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Il accompagne également les sportifs dans les demandes d'Autorisation d'Usage à des fins Thérapeutiques (AUT).
Le Cabinet Bertrand propose une première consultation pour évaluer votre situation et vous présenter les options disponibles. Les honoraires sont établis de manière transparente selon la complexité du dossier. Contactez-nous pour obtenir un devis personnalisé.
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