Paris 2024 : promulgation de la Loi olympique

La Loi Olympique du 26 mars 2018 encadre l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Elle se structure en quatre axes : ville-hôte, urbanisme, sécurité, et éthique. La loi renforce le dispositif antidopage en créant une commission distincte au sein de l'AFLD. Elle impose également des mesures de sécurité et élargit les pouvoirs de l'Agence française anticorruption pour garantir l'intégrité des opérations liées aux Jeux.

Paris 2024 : promulgation de la Loi olympique

Loi Olympique du 26 Mars 2018 : Cadre Juridique des Jeux de Paris 2024

La Loi n° 2018-202 du 26 mars 2018 relative à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 a été promulguée le 26 mars 2018 et est parue au Journal Officiel n°0072 du 27 mars 2018.
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L’essentiel à retenir :

  • Promulgation le 26 mars 2018 : La loi n°2018-202 est parue au Journal
    Officiel n°0072 du 27 mars 2018, après adoption par l'Assemblée nationale
    (20 décembre 2017) et le Sénat (15 mars 2018).
  • Quatre titres structurants : Le texte organise le cadre juridique des
    Jeux en quatre axes — ville-hôte, urbanisme/transport, sécurité, et
    éthique/intégrité.
  • Réforme du dispositif antidopage : Le Titre IV crée, au sein de l'AFLD,
    une commission distincte du collège pour prononcer les sanctions, renforçant
    le principe d'impartialité.
  • Propriété des emblèmes olympiques : La loi attribue la propriété conjointe
    des emblèmes (dont le vocabulaire paralympique) au CNOSF et au Comité
    paralympique et sportif français.
  • Contrôle de l'Agence française anticorruption élargi : L'article 30
    étend les pouvoirs de contrôle de l'AFA à l'ensemble des personnes morales
    participant à l'organisation, au déroulement et à la gestion des Jeux.

La Loi olympique du 26 mars 2018

Après avoir été examinée par la Commission mixte paritaire et adoptée par l'Assemblée Nationale le 20 décembre 2017 puis par le Sénat le 15 mars 2018, la Loi a été promulguée, par le Président de la République, le 26 mars 2018.
Le texte est structuré en 4 axes majeurs :
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Contrat de ville-hôte


Le Titre Ier transpose les obligations prévues dans le contrat de ville-hôte conclu entre la Ville de Paris, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et le CIO. Il dispose, entre autres, de la propriété conjointe par le CNOSF et le Comité paralympique et sportif français des emblèmes olympiques, parmi lesquels les termes du vocabulaire olympique tels que "“ville + année”, “jeux Paralympiques”, “paralympique”, “paralympiade”, “paralympisme”, “paralympien” et “paralympienne”" (article 3).
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Aménagements urbains


Le Titre II prévoit des dispositions relatives à l'aménagement, à l'urbanisme, à l’environnement, au logement et au transport. Les articles 9 à 23 imposent notamment des échéances spécifiques pour la livraison, l'implantation et la remise en état de l’ensemble des équipements et infrastructures nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques ainsi que des obligations d’assainissement de l'eau pour les bateaux et les établissements flottants stationnant à Paris (article 11).
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Ethique et intégrité


Le Titre IV concerne l'éthique et l'intégrité et prévoit notamment les obligations du gouvernement en matière de lutte contre le dopage afin de "renforcer l'efficacité, dans le respect du principe d'impartialité, de la procédure à l'issue de laquelle l'Agence française de lutte contre le dopage peut imposer des sanctions, notamment en créant en son sein une commission distincte du collège de l'agence pour prononcer de telles sanctions" et de "parfaire la transposition en droit interne des principes du Code mondial antidopage" (article 25). Le Titre IV impose, enfin, un contrôle des rémunérations et de l'éthique et élargit les compétence de contrôle de l'Agence française anticorruption sur les personnes morales participant "à la préparation, à l'organisation, au déroulement et à la gestion des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 ou qui sont chargées des opérations de reconfiguration des sites olympiques et paralympiques postérieurement à l'organisation de ces jeux" (article 30).
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La sécurité des JO


Le Titre III relatif à la sécurité permet, pendant la durée nécessaire au bon déroulement des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, la création "de voies réservées à la circulation des véhicules des services de secours et de sécurité et de ceux des personnes accréditées dans le cadre de ces jeux" et le transfert "à l'autorité administrative compétente de l'Etat des pouvoirs de police de la circulation et du stationnement sur ces voies réservées ainsi que sur les voies qui permettent d'en assurer le délestage et celles qui concourent au déroulement de ces jeux" (article 24).

Communiqué du Ministère des sports

Par un communiqué, Laura FLESSEL, ministre des Sports, s'est félicitée de l’adoption définitive du projet de loi olympique et paralympique par le Parlement. Elle rappelle qu'"un rapport des inspections générales des Finances, de la Jeunesse et des Sports et du Conseil général de l’environnement et du développement durable, chargés d’évaluer les principaux risques de délais et de coûts relatifs aux opérations majeures en lien avec les Jeux sera rendu public début avril. Il s’inscrit dans l’objectif affiché d’anticiper au mieux la préparation de Jeux sobres et durables. Sur la base de ce rapport, des concertations vont être menées avec les élus et acteurs locaux dans les semaines à venir afin de préparer le premier temps de travail prévu avec la commission de coordination du CIO, les 18 et 19 juin prochains".
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En conclusion
La loi n°2018-202 du 26 mars 2018 constitue la pierre angulaire du dispositif
juridique ayant encadré l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de
Paris 2024. Au-delà des aspects logistiques et sécuritaires, son Titre IV a
engagé une réforme structurelle du dispositif antidopage français — avec la
création d'une commission de sanctions distincte au sein de l'AFLD — qui
continue de produire ses effets sur toutes les procédures disciplinaires
engagées contre les sportifs français.
 

 
 
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FAQ : Loi Olympique 2018

Qu'est-ce que la loi olympique du 26 mars 2018 ?
La loi n°2018-202 du 26 mars 2018 est le texte législatif français organisant
le cadre juridique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Elle
transpose les obligations prévues dans le contrat de ville-hôte signé entre
la Ville de Paris, le CNOSF et le CIO, et couvre quatre domaines : les
emblèmes olympiques, les aménagements urbains, la sécurité, et l'éthique
sportive.
Quelles sont les principales modifications apportées au dispositif antidopage par cette loi ?
Le Titre IV de la loi prévoit la création, au sein de l'AFLD, d'une commission
distincte du collège pour prononcer les sanctions antidopage, en application
du principe d'impartialité. Elle vise également à compléter la transposition
en droit interne des principes du Code mondial antidopage (AMA). Ces réformes
structurelles visent à renforcer l'efficacité et la légitimité des procédures
disciplinaires antidopage à l'approche des Jeux.
Quelles obligations les articles 9 à 23 imposent-ils pour les infrastructures olympiques ?
Les articles 9 à 23 (Titre II) fixent des échéances précises pour la livraison,
l'implantation et la remise en état des équipements et infrastructures
nécessaires aux Jeux. Ils imposent notamment des obligations d'assainissement
de l'eau pour les bateaux et établissements flottants stationnant à Paris,
dans la perspective des épreuves nautiques prévues sur la Seine.
En quoi consiste le dispositif de sécurité prévu par le Titre III de la loi ?
Le Titre III autorise la création de voies réservées à la circulation des
véhicules de secours, de sécurité et des personnes accréditées dans le cadre
des Jeux (article 24). Il prévoit également le transfert, à l'autorité
administrative compétente de l'État, des pouvoirs de police de la circulation
et du stationnement sur ces voies réservées et les voies de délestage associées.
Quelles sont les conséquences pour les acteurs sportifs de l'élargissement des pouvoirs de l'Agence française anticorruption (AFA) ?
L'article 30 soumet au contrôle de l'AFA toutes les personnes morales
participant à la préparation, l'organisation, le déroulement ou la gestion
des Jeux, ainsi que celles chargées de la reconfiguration des sites olympiques
après les épreuves. Cela implique des obligations accrues en matière
d'éthique, de transparence financière et de prévention de la corruption pour
l'ensemble de l'écosystème olympique.
Le Cabinet Bertrand est-il compétent pour intervenir en matière de réglementation sportive et de procédures antidopage liées aux Jeux Olympiques ?
Oui. Depuis 1973, le Cabinet Bertrand intervient dans tous les contentieux
du droit du sport, y compris les procédures antidopage devant l'AFLD — dont
la réforme institutionnelle a précisément été introduite par la loi olympique
de 2018 — et devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour les appels de
décisions antidopage d'instances internationales. Le Cabinet représente
sportifs professionnels et amateurs, entraîneurs et staff médical confrontés
à des contrôles positifs, des demandes d'AUT ou des suspensions provisoires,
dans toutes les disciplines concernées par le cadre olympique.
Le Cabinet Bertrand propose une première consultation pour évaluer votre
situation et vous présenter les options disponibles. Les honoraires sont
établis de manière transparente selon la complexité du dossier. Contactez-nous
pour obtenir un devis personnalisé.